Manger, « snorkeler », dormir, etc…

De quoi avons-nous besoin de plus lorsqu’on se trouve sur une île, dans la mer de Chine, à quelques kilomètres de la côte est de la Malaisie ? On s’est évidemment posé la question, plus d’une fois, pendant ces 9 jours passés ici où finalement il n’y a pas grand-chose à faire d’autre que manger, « snorkeler » et dormir ! On vous en dit quand même un peu plus…

Après 5 mois de montagnes, de campagnes, de villes, etc., il était temps de voir la mer, et pas la mer qu’on peut juste regarder sans s’y baigner et se dire « c’est beau »… Non, une vraie mer, une vraie plage et tout ce qui va avec. Nous nous étions fixés 2 objectifs : en Malaisie, un endroit calme où on ne retrouve pas des hordes de « backpackers » tatoués, torses nus et la bière à la main et un endroit où on peut nager tranquille, sans sa planche de surf, dans une eau turquoise remplie de poissons multicolores! Et bien, détrompez-vous, ces coins là ne courent pas les rues, on a cherché, on s’est renseigné sur les forums, auprès d’autres voyageurs et finalement on a trouvé « THE » place, au large de la côte est: Pulau Kapas, en langage de chez nous « l’Île de Kapas », chez Qimi Private Bay !

Le rendez-vous est donné, nous prenons l’avion de Kuala Lumpur (encore 1x avec la compagnie Low Cost ‘Air Asia’) et 1h30 plus tard, notre bateau nous attend avec Deen comme ‘chauffeur’. Sur l’île qui ne compte que 3 plages aménagées, nous accostons après 30 minutes sur la petite plage privée de Qimi Private Bay. Environ 12 chambres, c’est tout. Sans eau chaude (mais vu les 35 degrés ressentis, c’est pas nécessaire), sans connexion internet (on se connecte de temps en temps au shop 2 plages plus loin). Nous logerons d’abord dans une magnifique suite entre la jungle et la mer; les autres nuits, nous les passerons dans un chalet donnant directement sur la plage, bien spacieux, manquant un peu de lumière mais avec l’air conditionné. Pendant plusieurs nuits, nous aurons une belle (grande) araignée dans la salle de bain en guise de compagnie, réapparaissant tous les jours après dîner, la coquine. Après 5 nuits, je me suis reconverti en chasseur d’araignée, aidé de mon stick de randonneur et d’une chaussure,  j’ai vaincu la bête ! Plus tôt, j’avais laissé la vie à un mille pattes de 25cm dont la longueur justifiait tout à fait le nom, sauveur un jour, tueur un autre…j’en ai fait des cauchemars !

Des insectes d’un côté, des poissons et autres batraciens de l’autre. C’est dans l’eau et sur la plage que ça se passe. Allant du varan vaguement aperçu aux abords de la jungle à la tortue (plus d’1 mètre) qui vient pondre ses œufs sur notre plage l’avant dernier soir, qui creuse ses trous pendant 4 heures, puis qui ne pond finalement pas, il n’y a qu’un pas sur la plage. Dans l’eau, par contre, et directement depuis le bord, c’est extraordinaire. Novices que nous sommes en snorkeling, oui que NOUS sommes…je fais une parenthèse importante…Roxane a mis sa tête dans l’eau pour la première fois (il était temps) et s’est extasiée en revenant de sa première session « waouw, mais c’est incroyable, comment ai-je pu attendre aussi longtemps, magnifique !!!??? » et de dire des oursins (géants) découverts derrière les rochers « waouw, incroyable, les seuls oursins que j’avais vu jusqu’à présent, c’était dans une assiette avec des pâtes » (ben, oui, le rapport aux pâtes, l’Italie, le manque sans doute…) et de continuer à s’étonner de la beauté des poissons colorés violets, verts, jaunes, des petits « Némo », des gros blancs transparents, des rayés jaunes, bleus, des noirs venant tout près de nous, bref de tous ces poissons dont on ne connaît évidemment pas les noms ! On essaie par la même occasion notre nouveau « joujou » qu’est la caméra Go Pro, bref, on « snorkel ». Et quand nous ne sommes pas sous l’eau, on s’essaie au Kayak (enfin Pierre… Roxane n’étant pas encore prête, pas tout à la fois quand même…), on observe les Malaisiens nager avec leur gilet de sauvetage et tout habillés, y compris les filles avec le voile (n’oublions pas que nous sommes dans un pays musulman) ou alors on se prend même à s’entraîner un peu musicalement, « blind test » à deux sur la plage. Y aurait-il des choses qui nous manquent ? 🙂 Et quand le soleil n’est pas là en raison du brouillard (dû aux feux de forêts en Indonésie), on prépare évidemment la suite du voyage !

On ne peut évidemment pas oublier de vous parler de Rose et de sa famille, les propriétaires du lieu. Une vraie famille, accueillant d’autres personnes travaillant avec eux comme leurs propres enfants, une gentillesse inégalable. Et quand un accueil comme celui-là est agrémenté d’une cuisine hors pair, nous sommes au paradis ! Déjeuner, lunch ou dîner, nous sommes sur le sable, presque les pieds dans l’eau, la petite bougie sur la table le soir et le bruit des vagues, « what else ? » comme dirait Georges ! Quand nous congratulons Rose au moment de quitter l’île en lui demandant que cet endroit reste tel qu’il est encore pour longtemps, elle nous rend le compliment et nous dit « Special place for special people » !

 

 

 

 

 

 

 

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Pierre Michaux

Travel blogger
Passionné de voyages, je réalise mon rêve à chaque nouvelle destination que je découvre. Les rencontres, la culture, les nouvelles technologies, la musique, sont autant de moteurs qui me "boost" chaque jour! Blogueur-voyageur et expatrié, aujourd'hui je partage avec vous mes expériences de voyages autour du monde à travers mes articles et mes réflexions.