THE real LAOS !

Au bord du Mékong

Après quelques jours de repos forcé et de longs trajets en bus, nous arrivons à Paksé, chef-lieu de la province de Champassak, dans le sud du Laos. A la lecture des guides de voyages, on n’attend pas énormément de la ville, et pourtant…

En fait c’est tout l’inverse de ce qu’on peut lire sur l’endroit. C’est vrai que la ville est loin d’être aussi belle que Luang Prabang par exemple mais elle dégage quelque chose de vrai, d’authentique. Sur les rives du Mékong, les petits étals se multiplient entre les 2 restaurants flottants où le karaoké amuse les Laotiens toute la journée. C’est aussi la pleine lune, du coup c’est la fête un peu partout, on allume des feux sur des bateaux en bambou sur le Mékong, on lâche dans le ciel les lanternes allumées en souhaitant éloigner le mal pour l’année, puis on les voit toutes s’éloigner dans la nuit noire. Les enfants jouent aux jeux de rue ou plutôt de foire comme chez nous mais sans électronique, ce sont les fléchettes et les pelotes contre conserves qui ont la cote. Et puis la ville de jour comme en soirée est vivante, on se ballade agréablement dans les rues, on se salue en parcourant le marché ou le « shopping mall » comme ils l’appellent ici, en réalité un bazar à l’asiatique. On sent que la ville est en train de changer, se développer, les restaurants déjà très nombreux nous satisfont entièrement, de l’indien à l’italien en passant par le laotien ou vietnamien, on déguste. Il y a même un japonais mais on n’a pas testé !

Tuk-Tuk et Motorbike

Et si la ville en fin de compte reste sans attraction touristique au départ, elle est incontournable pour visiter la région. D’abord en Tuk-Tuk, ces petits camions ou motos transformés en taxi avec banquettes à l’arrière sont omniprésents au Laos. Ici il y a même une version side-car. Du coup, pour tous les déplacements de moins d’une heure, c’est inévitable, on se retrouve à bord du Tuk-Tuk, ce n’est pas toujours confortable mais très pratique ! A 15km au nord de Paksé, nous sommes partis avec Pascale et Moussa, 2 Français rencontrés à Luang Prabang, visiter Don Kho, une île un peu coupée du monde et, comme beaucoup, accessible uniquement en traversant le Mékong. Les habitants nous accueillent, on boit une bière, on marche à travers les rizières, on regarde les femmes tisser et on entend les enfants crier un bonjour appuyé en laotien « Sabaideeeeee ». On prend quelques timides photos, on n’ose pas trop rentrer dans l’intimité des gens, respect avant tout !

En dehors du Tuk-Tuk, vous le savez, c’est la mobylette le transport le plus commun en Asie. Et quand les régions s’y prêtent facilement pour le tourisme, il nous fallait essayer, une première pour nous ! Nous l’avons fait ! Et là, on se dit « mais comment ne pas avoir essayé plus tôt ??? »…La trouille, le manque de courage, d’audace…il fallait bien un tour du monde pour le faire, et oui !

Quel sentiment de liberté, quelle facilité pour se déplacer, pour s’arrêter où on veut quand on veut, bref on adore. Bon, on roule pas non plus à 80km/h en dépassant les camions et en faisant des wheelings, non…on est plutôt tranquille,  on a choisi une automatique dans un premier temps, histoire de maîtriser l’engin. En fin de compte, on s’est rendu à Champassak visiter les ruines de temples datant de l’époque préangkoriennes, au milieu d’une nature fantastique. Ensuite nous avons quitté Paksé pour 2 journées vers le Plateau des Bolaven. Ce plateau, situé à une altitude entre 900 et 1300 mètres, nous offre d’abord un climat un peu moins chaud. Nous traversons village après village toutes ces maisons en bois, là où les Laotiens passent leur temps en famille quand ils ne sont pas aux champs à cultiver légume, riz et surtout le café qui ici est roi. Quand il pleut, nous nous abritons auprès d’eux sur le côté de la route, on nous offre une place sur leur « canapé local », à savoir ces abris surélevés du sol. On attend que l’averse passe, sans regarder l’heure, on regarde en même temps les enfants glisser nus dans les toboggans de boue, ils s’amusent comme des fous, nous aussi mais au sec (et habillés).

Le plateau des Bolaven

Nous passerons la nuit à Tad Lo, l’étape de prédilection pour tous les voyageurs qui parcourent la petite boucle du Plateau des Bolaven. On se retrouve dans une auberge locale à partager la table de plusieurs Français, en voyage eux aussi. On aime le poisson, le potage et les légumes frais tout en dégustant une énième Beer Lao en racontant nos expériences respectives. Aux alentours et sur la route de nombreuses chutes d’eau, toutes plus belles les unes que les autres au milieu d’une végétation abondante. Pour l’une, on suit des gamins le long de la rivière, parfois dans la boue, puis ils me précèdent au milieu de la rivière sur les rochers, le spectacle aux pieds des chutes est saisissant. Il n’y a personne d’autre que nous. Plus loin, c’est le long d’un hôtel qu’on entend gronder l’eau des 2 chutes de 120 mètres de haut qui tombent le long d’une paroi mi-cylindrique. C’est la plus belle, à nos yeux en tous cas.

Nous quitterons cette région très rurale plus d’une semaine après notre arrivée, charmés par les lieux visités, par l’authenticité et l’accueil de ses habitants. On se demande comment ils font, leur vie est très simple, parfois très pauvre mais le sourire qu’ils nous offrent à tout moment n’a pas de prix. Si le temps devait s’arrêter, il choisirait sans hésiter le Sud du Laos.

A bientôt,

Pierre et Roxane

Retrouvez ici toutes les meilleures photos sur le Laos

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Pierre Michaux

Travel blogger
Passionné de voyages, je réalise mon rêve à chaque nouvelle destination que je découvre. Les rencontres, la culture, les nouvelles technologies, la musique, sont autant de moteurs qui me "boost" chaque jour! Blogueur-voyageur et expatrié, aujourd'hui je partage avec vous mes expériences de voyages autour du monde à travers mes articles et mes réflexions.