Première fois en Chine: casse-tête chinois

Le dépaysement en 24h

Shanghai-Chine-allonsvoirailleurs.be-1Trois ans que nous attendions cela, trois années à rêver de la Chine parce nous n’avions pas pu nous y rendre lorsque nous étions en Tour du Monde en 2013. Nous étions déçus car l’impossibilité d’avoir un visa en dehors de la Belgique nous avait privé de ce pays. Qu’à cela ne tienne, nous y voici, en 2015, au départ d’un vrai changement de vie ! Quelques heures après avoir quitté nos proches en les serrant très fort et en ayant laissé couler au moins un litre de larmes, nous débarquons pour la première fois en Chine, sur le sol de Shanghai, 20 millions d’habitants. A notre escale à Moscou déjà, le dépaysement était total, le terminal était rempli d’asiatiques rentrant chez eux après un séjour en Europe. Nous sommes en mode « observation » et on sourit déjà. La nuit passée dans l’avion fut courte, nous en ressentirons tous les effets 24h plus tard.

Préparer son voyage en Chine…

Avant notre départ, nous avions lu et nous avions bien conscience que pour une première fois en Chine, il fallait préparer son voyage (Merci Lydia et Julien). Mais, en bourlingueurs que nous sommes, nous nous étions dits qu’en préparant les 3-4 premiers jours et en ayant un programme sur papier pour les 3 semaines de notre première entrée en Chine, nous pourrions nous en sortir sans problème sur place, même avec la barrière de la langue. Et paf, en pas moins de 24h, nous allons vite comprendre que le circuit établi ne tiendra jamais la route. On vous donne donc nos premières impressions et nos premières expériences en Chine.

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Premières impressions pour une première fois en Chine

  1. « Jet-lagés »

24h après notre atterrissage, nous avons littéralement eu le coup de massue, la fatigue dont nous nous serions bien passés. Sans doute, les 6 dernières semaines y sont pour quelque chose, 6 semaines passées à manger, boire, dire au revoir, profiter de nos proches, 6 semaines qui ont filé à toute vitesse et que nous avons beaucoup appréciées. Mais voilà, il nous faudra une nuit de 18h (si si) pour récupérer de cette fatigue physique et psychologique !

  1. Dépaysés

L’Asie, c’est certain, ça dépayse, mais ça on le savait déjà. Une première fois en Chine, c’est pareil, si ce n’est que, toi, petit blanc débarquant fraîchement d’Europe, tu penses à un référant comme l’Asie du Sud Est et tu te goures littéralement. Personne ne parle anglais, des milliers de gens partout autour de nous, du bruit comme si on était dans un Luna Park non stop, tout est organisé, réglé, aucune place à l’impro. Mais c’est aussi l’attitude du Chinois qui irrite ou qui nous surprend, l’impression que sur un trottoir ou dans le métro ils ont été programmés pour rentrer en collision avec nous, l’idée du petit lapin Duracel nous a traversé l’esprit: programmé pour avancer, rien ne l’arrête…et on vous avoue qu’à les écouter parler, on repense au film Mars Attack!

Et puis, bien évidemment, ça crache, ça rote, ça mange comme dans un championnat de « j’ai mangé 45 hamburgers en 18’50 » (mais ici ce n’est pas que de la viande bien sûr). Le Chinois a tendance à parler très fort pour rien et au début, on sursaute facilement en se demandant qui vient de se faire frapper mais non, c’est juste normal, on en rigole rien que d’y penser. En fait, le dépaysement c’est de se retrouver  pour de vrai face à tous les clichés du Chinois.

  1. Scannés

De la tête aux pieds, on te regarde, on t’analyse, on se demande ce que tu viens faire ici. C’est comique au début, puis on s’habitue et on y prête plus attention. On s’imagine, avec un costume, prendre une pancarte en disant ‘Come and take a picture of us‘. Le scan, c’est aussi dans les métros, les gares où à chaque entrée la sécurité est là, avec passage de ton sac pour voir si tu n’es pas un terroriste en herbe. Mais bon, ça rassure peut-être aussi…ou pas, c’est selon.

  1. Déconnectés

Ah, si j’avais voulu faire une cure de « désocialisation » et de « désmartphonisation » , c’est ici que je devais atterrir…soit les connexions wifi sont vraiment nulles, soit de toute façon tout ce qu’on utilise chez soi est bloqué (Facebook, Instagram, Twitter, Gmail, Google, mettre à jour notre blog de voyages s’avère compliqué…). Même certains VPN sont filtrés et ne suffisent plus. Le nôtre se connecte très bien en 3G mais en Wifi c’est la galère (monvpn.com). Alors on prend une carte SIM, mais une fois qu’il faut la recharger, c’est le mystère complet…on cherche encore !

  1. Déboussolés

C’est LE point noir de ce début de voyage. Le soucis, ce n’est pas le manque de transports, non c’est en fait l’obligation quasi systématique de devoir réserver ses billets si on veut une place dans un train ou si on veut une guesthouse +/- à un prix correct. Sans cela, complet ou même bloqués comme ça nous est arrivé à Shanghai. Le site internet indiquait un prochain train 5 jours plus tard, impossible de voyager autrement, l’avion était trop cher et le bus trop long pour aller à Xi’An (1300km). On changera donc nos plans et le programme: « Lessons learned »

  1. Déplumés

Le choc, ce sont les prix des logements et des transports. Pour la nourriture, passe encore (en faisant attention), mais les logements sont 3x plus chers qu’en Asie du Sud Est. Evidemment nous pourrions prendre des lits en dortoirs et éviter de dépenser 30€ la nuit mais même nous n’économiserions que 5-6€ pour 2. Les transports en trains longue distance ne sont pas donnés non plus mais c’est moins cher que chez nous et le réseau est très bien développé. L’augmentation des prix, certes, mais c’est surtout la valeur du YUAN qui a changé sur les 2-3 dernières années : + 25% pour nous les européens.

Des Chinois sympathiques

Bref, vous l’aurez compris, nous trouvons donc notre arrivée plutôt compliquée mais rassurez-vous, nous relativisons à mort ! D’abord, nous trouvons que, pour une première fois en Chine, malgré toutes ces difficultés et le caractère « spécial » de nos hôtes chinois, on les trouve pas aussi antipathiques qu’on le dit. Un sourire donné et souvent un sourire rendu. A partir de là, que ce soit dans la langue de Shakespeare ou simplement en mimant ce que l’on veut, on s’en fout, après tout, si nous sommes venus ici, c’est justement pour voir, sentir et participer à ce dépaysement dont nous sommes témoins aujourd’hui !

Relativiser

Et puis, nous n’avons que très peu de contraintes, on se dit désormais que, ce que nous ne visiterons pas aujourd’hui, nous le verrons peut-être une autre fois, ou pas. Y-a-t ‘il un problème à cela? Absolument pas et heureusement d’ailleurs ! Sur la route du zen?…non on déconne 🙂

A bientôt pour d’autres articles, nous avons beaucoup de choses à vous raconter!

Pierre et Roxane

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Pierre Michaux

Travel blogger
Passionné de voyages, je réalise mon rêve à chaque nouvelle destination que je découvre. Les rencontres, la culture, les nouvelles technologies, la musique, sont autant de moteurs qui me "boost" chaque jour! Blogueur-voyageur et expatrié, aujourd'hui je partage avec vous mes expériences de voyages autour du monde à travers mes articles et mes réflexions.