Voyager et travailler en Asie

Je sais, vous êtes surpris ! Un nouvel article allonsvoirailleurs, plus personnel cette fois. Vous êtes sans doute curieux et vous vous demandez depuis longtemps ce que nous sommes devenus ? Vous nous aviez même peut-être oublié ? Nous sommes encore en Asie, toujours au Cambodge. Cela fait maintenant 4 ans que nous avons quitté la Belgique, le temps passe très vite sous les tropiques. Cette année, nous avons franchi une nouvelle étape dans notre expatriation, nous sommes en effet partis 3 mois à Bali, en mode vacances-travail. Voyager et travailler en Asie, c’est possible et le rêve se réalise…

Installés depuis plus de 3 ans au Cambodge, notre vie ne ressemble en rien à celle d’avant, en Belgique. C’est évidemment ce que nous recherchions au moment de notre départ. Depuis la terrasse de notre jolie petite maison à Kampot, nous travaillons tous les 2 en ligne. Le bruit des oiseaux et des coqs, les chansons en khmer fredonnées par nos voisins (avec ou sans micro), il fait 25° au petit matin et le démarrage d’une journée typique peut commencer. Je me souviens parfois de ces journées d’automne où je partais vers Bruxelles, 80km de trajet, les embouteillages, la pluie, la neige. Il faisait noir au départ comme au retour. Les images dans ma tête sont toujours là, comme un vieux souvenir…

En trois années, Roxane et moi avons parfois pris des chemins professionnels différents. Roxane tenait le Bookish Bazaar, une librairie-café, pendant que moi je développais mon activité de création de site internet et de support aux hôtels pour les systèmes de réservation. Aujourd’hui, Roxane a changé de cap. Elle assiste la directrice d’un studio d’artistes cambodgiens émergents, installé à Siem Reap. Elle peut travailler à distance, en ligne, et m’aider occasionnellement sur l’écriture de contenu pour les sites internet de business locaux. De mon côté, mon business se porte bien, localement et internationalement avec des projets en Belgique, en Australie et ailleurs. Mes projets n’ont pas de frontières et c’est exactement ce dont j’avais rêvé.

Début 2019, nous avons donc pris une grande décision et décidé de bouger, un peu à l’instar de ce que font les « digital nomads » ou nomades digitaux. Nous sommes donc partis 3 mois à Bali, en Indonésie, entre juin et septembre. Cette décision fut une évidence pour deux raisons. La première, c’est éviter la saison des pluies au Cambodge et profiter du climat idéal à Bali à la même période. La deuxième se trouve dans le titre de cet article : voyager et travailler en Asie. A Bali ou ailleurs, le but était de tester si nous pouvions voyager et travailler, hors de notre base cambodgienne ! Un test, un défi, un rêve !

Début juin, nous avons donc accompagné nos amis Alex et Karine jusque Bali. Après une petite semaine de repos, nous sommes d’abord restés à Amed, à l’est de l’île, au pied du Mont Agung, bien connu pour ses éruptions récentes. Aucun mal à s’adapter à l’endroit : travail le matin jusqu’au lunch, puis séances de snorkeling et même initiation à la plongée pour Roxane. Le temps est magnifique, on ne transpire même pas ! Moins d’humidité, pas de trace de pluie. La connexion internet n’est pas toujours parfaite mais ça passe ! Amed est peu développé par rapport à d’autres endroits de l’île mais encore très épargné du tourisme de masse.

Ce premier test, nous ne l’avions pas préparé. Le logement, par exemple, n’était pas réservé à l’avance. Il a été facile de trouver un petit homestay et la sympathie et l’accueil des balinais furent absolument fantastiques. Par contre, à la longue, on s’est sentis à l’étroit, envie de retrouver un « chez-soi », d’avoir un coin cuisine, etc. Nous retiendrons la leçon pour un prochain voyage de ce type.

Nous avons ensuite visité d’autres endroits sur l’île. La saison haute battait son plein, nous voulions à tout prix éviter la foule. On a quand même testé Canggu et Seminyak qui sont 2 endroits très fréquentés, aussi bien par les touristes que les nomades digitaux. Il n’y a pas photo, nous avions plus l’impression d’être en Australie, il ne manquait plus que nos planches de surf et des cheveux blonds (utopie). Par contre, grandes plages, endroits selects, épurés, déco superbes, sans compter les nombreux endroits dits de co-working. J’avais épluché la toile pour voir comment ça se passait et je ne me doutais pas qu’autant de gens puissent voyager et travailler en Asie, et à Bali surtout. C’est un nouvel eldorado pour les nomades digitaux. Par ailleurs, rester dans ce genre d’endroits est apparu très onéreux à nos yeux, ou alors il faut avoir 100% de ses clients dans des pays développés avec un tarif/jour très différent du Cambodge.

Nous avons ensuite voyagé un peu vers les Îles Gili et puis Lombok que nous avons adoré. Les plages sont magnifiques, c’est encore très sauvage mais le développement urbain et touristique est aux portes de l’île. Le nord et l’ouest ont aussi été très touchés par un tsunami et des tremblements de terre répétitifs, donnant parfois une impression d’abandon. Nous n’avons pas exploré tout Bali non plus, souvenez-vous de notre voyage en 2013 ! Nous avons terminé, par contre, par Sanur, une station balnéaire très agréable et plus calme. 

L’expérience a donc été très positive. Nous allons d’ailleurs probablement la répéter en 2020. Bali est agréable pour y vivre mais l’Indonésie n’offre pas autant de facilités pour s’y installer et encore moins pour y travailler. Nous reviendrons sur ces points dans d’autres articles sur le blog.

Du coup, le programme est clair. Notre « base » sera toujours au Cambodge où nous avons aussi la plupart de nos clients pour travailler, mais Bali sera comme une deuxième maison. Peut-être testerons-nous d’autres pays, toujours en essayant de profiter d’une météo clémente. Le sud de l’Europe nous tend aussi les bras mais les logements sont compliqués à trouver en haute saison et les prix multipliés par 4, sont clairement inabordables.

A tous ceux qui peuvent voyager et travailler simultanément, Bali est donc à nos yeux, une destination idéale. Les seuls points d’attention sont par exemple la période de voyage pour éviter la foule ou un hébergement unique pour un confort de vie meilleur (surtout pour une durée de voyage plus longue).

Enfin, lors de notre prochain trip, nous préparerons aussi mieux notre pharmacie. A part les lieux très fréquentés, il a été compliqué de pouvoir trouver certains médicaments basiques pour nous, européens. A Lombok, Gili ou encore sur Bali à l’est et au nord, il n’est pas si simple de trouver des pharmacies modernes. Une ordonnance d’un médecin est très souvent demandée aussi, parfois pour des médicaments basiques délivrés en Belgique notamment. Déjà utilisé à plusieurs reprises, nous vous recommandons farmaline.be, non seulement pour une facilité de commande en ligne mais aussi pour des prix très attractifs.

L’Asie est un continent fantastique dont nous n’avons pas encore exploré tous les recoins. Notre envie de partager à nouveau avec vous les bons moments sur la route est revenue… vos encouragements, votre lecture et les nouveaux contacts avec les lecteurs nous font le plus grand bien. Nous sommes parfois loin mais c’est très relatif.

A bientôt pour d’autres découvertes asiatiques…

Pierre et Roxane